Quand devenir parent bouleverse l'image que l'on a de soi
Ecrit le 11/03/2026 par Family Service,
Avant d'avoir un enfant, on avait une idée assez claire de qui on était. Pas parfaite, pas figée, mais suffisamment stable pour avancer. Et puis la parentalité est arrivée et avec elle, une série de questions qu'on n'avait pas vraiment anticipées. Qui suis-je maintenant ? Est-ce que je me reconnais encore ? Est-ce que ce corps est toujours le mien ?
Devenir parent transforme profondément l'image que l'on a de soi. Le corps change, les priorités changent, le regard qu'on pose sur soi-même change. Et cette transformation peut être vécue comme une richesse, mais aussi comme une perte. Parfois les deux en même temps, selon les jours et les facteurs.
Ce bouleversement touche autant les mères que les pères, même si les formes qu'il prend sont différentes. Il traverse les premières années de parentalité, mais aussi les suivantes, quand l'enfant grandit et que les attentes évoluent.
Au delà du stress sur la santé du bébé, sa taille son poids ou sa bonne croissance, mettre des mots sur toutes ces phases traversées de manière intime par chaque parent, c'est déjà commencer à y voir plus clair pour une mère ou un père.
L'image de soi avant et après la parentalité : ce qui change vraiment
La parentalité est l'une des expériences les plus transformatrices qu'un être humain puisse traverser. Et pourtant, on parle peu de ce qu'elle fait à l'image qu'on a de soi.
Qu'est-ce que l'image de soi ?
L'image de soi, c'est plus que ce qu'on voit dans un miroir. C'est la façon dont on se perçoit de l'intérieur. La perception qu'on a de ses propres valeurs, de ce qu'on vaut, de la place qu'on occupe dans ses relations et dans le monde. C'est un regard construit au fil du temps, façonné par les messages reçus dans l'enfance, par les expériences vécues, par tout ce qui a contribué à faire la personne qu'on est aujourd'hui.
Cette image commence à se construire très tôt. Dans la relation avec ses propres parents, dans la famille, à l'école, dans les premiers liens avec les autres. Elle évolue tout au long de la vie, parfois doucement, parfois de façon plus brutale. Certains moments la transforment plus profondément que d'autres. La parentalité en fait partie, et souvent de façon inattendue.
Avoir une image de soi solide ne veut pas dire avoir une image parfaite. Ça veut dire avoir une image suffisamment stable pour tenir debout quand la vie secoue. Quand cette stabilité disparaît, les perceptions de soi-même deviennent floues, contradictoires, difficiles à habiter au quotidien. Et c'est exactement ce que beaucoup de parents vivent, sans toujours avoir les mots pour le dire.
Que signifie un changement dans l'image que l'on a de soi-même ? Qu'est-ce que la distorsion de l'image de soi ?
Un changement dans l'image de soi, c'est quand la perception qu'on avait de soi-même ne correspond plus à ce qu'on ressent ou à ce qu'on vit. Ce décalage peut être doux et progressif, ou brutal et déstabilisant. Dans les deux cas, il génère une forme d'inconfort profond, parfois difficile à localiser précisément.
La distorsion de l'image de soi va un peu plus loin. Elle désigne une perception de soi qui ne correspond pas à la réalité objective, dans un sens ou dans l'autre. On peut se percevoir comme incapable alors qu'on fait des choses remarquables. On peut se voir comme un mauvais parent alors que ses enfants grandissent dans un environnement aimant et sécurisant. Ces distorsions se nourrissent souvent d'attentes inassouvies, de comparaisons avec des modèles inaccessibles, et de voix intérieures héritées de l'enfance.
Chez les parents, ces distorsions sont fréquentes et souvent amplifiées par le contexte. Les comportements de rejet envers soi-même, les pensées du type "je ne suis pas à la hauteur" ou "je fais tout de travers" la peur de mal faire en quelque sorte. Ce sont des exemples cliniques de ce que beaucoup de mères et de pères traversent en silence. Ce travail thérapeutique de reconstruction de l'image de soi est possible. Il commence souvent par reconnaître que cette distorsion existe.
En quoi le fait d'être parent vous change-t-il ? En quoi le fait d'être parent vous a-t-il transformé en tant qu'individu ?
Devenir parent transforme à plusieurs niveaux à la fois et pas toujours de la façon qu'on avait imaginée. Certains changements sont positifs, visibles, célébrés. Une capacité d'amour qu'on ne se connaissait pas, une patience qu'on a appris à cultiver, une profondeur nouvelle dans les relations. Mais d'autres changements sont plus silencieux, plus ambivalents, et moins faciles à assumer.
Le rapport au corps change. Le rapport au temps change. Les priorités se redistribuent, parfois au point de ne plus se reconnaître dans ses propres choix. Des valeurs qu'on croyait solides sont remises en question. Des comportements qu'on jugeait chez ses propres parents refont surface, malgré soi. Et avec tout cela, des questions sur qui on est vraiment en dehors de ce rôle de parent qui prend soudainement beaucoup de place.
La parentalité peut aussi réactiver des blessures anciennes. Des liens entre l'enfance et le présent se font parfois de façon surprenante. Une attitude de son enfant qui réveille quelque chose de douloureux. Une situation qui ramène à des besoins fondamentaux non satisfaits dans sa propre histoire. Ces résonances sont normales chez un père ou une mère, mais elles peuvent déstabiliser profondément l'image qu'on a de soi si on ne les reconnaît pas pour ce qu'elles sont.
Être transformé par la parentalité n'est pas un problème. C'est une réalité. Ce qui compte, c'est de traverser cette transformation avec assez de conscience et de soutien pour ne pas s'y perdre.
Le regard des autres et les médias sociaux : quand l'image de la parentalité parfaite écrase la réalité
Les médias sociaux ont profondément modifié la façon dont les parents se perçoivent et perçoivent leur rôle. Avant, on se comparait à quelques familles autour de soi. Aujourd'hui, on se compare à des milliers de parents triés sur le volet. Dont on ne voit que les meilleurs moments, les plus beaux sourires, les maisons bien rangées et les enfants sages.
Cette comparaison permanente a des conséquences réelles sur l'image corporelle et l'image de soi des parents et particulièrement des mères. Voir défiler des corps qui semblent avoir effacé toute trace de grossesse en quelques semaines, des familles qui semblent traverser la parentalité sans accroc, des parents qui paraissent toujours disponibles et épanouis, crée une pression silencieuse mais constante.
Les facteurs qui alimentent cette distorsion sont nombreux. Les messages verbaux et non verbaux que les médias sociaux envoient sur ce que devrait être une bonne mère, un bon père et une famille épanouie. Les réseaux sociaux construisent des attentes qui ne correspondent à aucune réalité vécue.
Corps, apparence et confiance en soi : les bouleversements silencieux de la parentalité
Le corps est souvent le premier endroit où la parentalité laisse des traces visibles. Mais ce que le corps traverse après une grossesse, un accouchement, ou simplement des mois d'épuisement parental, va bien au-delà de l'apparence physique. C'est tout le rapport à soi-même qui peut se trouver ébranlé.
Mon image corporelle a changé en tant que mère
La grossesse et l'accouchement transforment le corps d'une femme de façon irréversible. Et même quand on s'y attendait, même quand on pensait être prête, voir son propre corps changer aussi profondément peut être une expérience déstabilisante. Pour certaines mères, c'est une source de fierté. Pour beaucoup d'autres, c'est une confrontation difficile avec un corps qu'on ne reconnaît plus tout à fait.
Le poids est souvent au centre de ces préoccupations. Le surplus de poids après la grossesse, la façon dont il se redistribue, le temps que prend le corps pour retrouver un équilibre, tout cela peut peser très lourd sur l'image corporelle d'une mère. Et dans une société qui valorise des standards d'apparence physique très précis, ce poids symbolique s'ajoute au poids réel.
Mais l'image corporelle d'une mère ne se résume pas au poids. C'est aussi le rapport à une poitrine qui a changé, à un ventre qui a porté la vie et qui garde les traces de cette aventure, à une fatigue qui se lit sur le visage et dans le corps. C'est la relation avec la nourriture qui peut se transformer, parfois vers plus d'attention à soi, parfois vers moins. C'est le sentiment de ne plus vraiment habiter son propre corps de la même façon qu'avant.
Reprendre confiance en soi et dans votre corps après l’accouchement et se construire une image corporelle positive après la maternité prend du temps. Ce chemin est différent pour chaque femme. Ce qui aide, c'est de regarder son corps avec les yeux de ce qu'il a accompli plutôt qu'avec les yeux de ce qu'il devrait être selon des standards extérieurs qui ne tiennent aucun compte de la réalité vécue.
Pourquoi mon image de moi-même est-elle si incohérente ?
Beaucoup de parents, et particulièrement de mères, décrivent cette sensation étrange de ne plus vraiment se reconnaître. Pas de façon dramatique, pas forcément dans une souffrance aiguë, mais avec cette impression diffuse que quelque chose ne colle plus. Que l'image qu'on a de soi-même est devenue floue, contradictoire, difficile à habiter.
Cette incohérence a des explications concrètes. La parentalité impose une transformation identitaire très rapide, souvent sans qu'on ait le temps de l'intégrer vraiment. Comme par exemple quand on est des parents introvertis . On passe du jour au lendemain d'un individu avec ses propres rythmes, ses propres besoins fondamentaux, ses propres repères. À quelqu'un dont la vie est entièrement réorganisée autour d'un autre être. Ce basculement laisse peu de place pour digérer ce qui se passe vraiment à l'intérieur.
Les facteurs qui alimentent cette incohérence sont souvent multiples. Des attentes qu'on avait sur soi-même en tant que parent, et qui ne correspondent pas à ce qu'on vit réellement. Des comportements qu'on adopte par épuisement et qui ne reflètent pas les valeurs qu'on voulait incarner. Des perceptions de soi héritées de l'enfance qui remontent à la surface dans des situations de vulnérabilité.
Un travail thérapeutique peut aider à reconstruire une image de soi plus cohérente et plus bienveillante. Pas pour effacer les transformations de la parentalité, mais pour les intégrer dans une vision de soi qui fait de la place à tout ce qu'on est devenu, sans sacrifier tout ce qu'on était avant.
Trouver son style parental malgré une image de soi changée
Quand l'image qu'on a de soi est ébranlée par la parentalité, trouver son style parental devient une quête à part entière. On cherche à être un bon parent tout en essayant de se retrouver soi-même. Et souvent, les deux chantiers se mélangent, se nourrissent l'un l'autre, parfois se compliquent mutuellement.
Où trouver des questionnaires pour connaître son style parental ?
Avant de chercher à changer quoi que ce soit, il faut d'abord savoir où on en est. Et pour beaucoup de parents, c'est déjà une question difficile. On fonctionne souvent par réflexe, par habitude, en reproduisant ce qu'on a vécu dans sa propre famille sans forcément en avoir conscience. Les questionnaires sur le style parental sont des outils simples qui permettent de prendre du recul sur ses attitudes et ses comportements.
Plusieurs ressources sérieuses proposent ces questionnaires en ligne. Des sites spécialisés en santé mentale et en parentalité, des plateformes associées à des services d'accompagnement à la parentalité, ou des outils développés dans le cadre de recherches universitaires. Ces questionnaires explorent la façon dont on répond aux besoins fondamentaux de son enfant, la place qu'on lui laisse dans les décisions et la façon dont on gère les situations de conflit.
Ces outils ne donnent pas de réponse définitive sur ce qu'on est en tant que parent. Ils donnent des pistes de réflexion, des points d'entrée pour une conversation avec soi-même ou avec un professionnel.
Les conséquences d'être des parents autoritaires : l'infantilisation en psychologie
Le style parental autoritaire est probablement le plus répandu. Et pour cause, beaucoup de parents le reproduisent simplement parce qu'ils l'ont eux-mêmes vécu. On fait comme on a été fait, souvent sans s'en rendre compte, et parfois sans mesurer ce que ça transmet vraiment à son enfant. Les règles sont strictes, la négociation a peu de place, et l'obéissance prime sur l'expression des besoins de l'enfant.
L'infantilisation est l'une des conséquences les plus insidieuses de ce style parental. En psychologie, elle désigne le fait de traiter un enfant comme s'il était incapable de penser, de ressentir ou de décider par lui-même. Ces situations d'infantilisation peuvent sembler protectrices de l'extérieur. Mais le message qu'elles envoient à l'enfant est profondément limitant. Tu n'es pas capable, tu n'es pas fiable, tu as besoin qu'on pense à ta place.
Ce que ça laisse chez l'enfant peut durer longtemps. Une confiance en soi abîmée, des difficultés à s'affirmer, un besoin constant de validation de la part des adultes. Des liens ont été établis entre une enfance vécue sous un style autoritaire et des problèmes de santé mentale à l'âge adulte. Ce n'est pas une fatalité, mais c'est une réalité documentée qui mérite d'être prise au sérieux.
Ce qui rend les choses compliquées pour les parents, c'est que l'autoritarisme vient rarement d'une mauvaise intention. Il vient souvent d'une conviction intime que c'est comme ça qu'on élève bien un enfant. Ou d'une réponse impulsive quand le stress prend le dessus.
C'est quoi le style parental démocratique ?
Parmi tous les styles parentaux étudiés par les chercheurs, le style démocratique est celui qui revient le plus souvent comme le plus équilibré. Pas parce qu'il est parfait, mais parce qu'il repose sur une idée qui tient la route. Des règles claires et une vraie place accordée aux besoins et aux émotions de l'enfant. Ni trop rigide, ni trop permissif. Une relation qui fonctionne dans les deux sens, avec une communication honnête et des attentes réalistes de chaque côté. C'est au fond ce qu'on appelle l'éducation positive.
Concrètement, ça ressemble à quoi ? Des limites posées fermement, mais expliquées. Un enfant qu'on écoute vraiment, dont on prend les perceptions au sérieux, et qu'on associe aux décisions qui le concernent selon son âge. Cette façon de faire nourrit sa confiance en soi, son autonomie et sa capacité à construire des relations positives avec les autres. Des bases qui l'accompagneront bien au-delà de l'enfance. C’est en quelque sorte de l’ éducation positive que l’on propose ici.
Pour les parents qui ont grandi dans un environnement autoritaire ou au contraire sans cadre, adopter cette attitude demande un effort réel. On ne change pas du jour au lendemain des réflexes construits pendant des années. Ce chemin passe souvent par un travail thérapeutique qui aide à déconstruire les modèles parentaux hérités de l'enfance et à en construire de nouveaux, plus alignés avec ce qu'on veut vraiment transmettre.
Ce style parental n'est pas une promesse de perfection. Aucun parent ne l'incarne à cent pour cent. Mais il donne un cap, une direction vers laquelle orienter ses attitudes au quotidien. Et parfois, avoir un cap suffit à changer beaucoup de choses.
Comment trouver son style parental et accepter l'image que l'on a de soi ?
Trouver son style parental est un processus, pas une révélation. Ça prend du temps, ça évolue avec l'enfant qui grandit et avec soi-même qui change. Et ça demande une forme d'honnêteté envers soi-même qu'on n'a pas toujours appris à cultiver.
La première étape, c'est d'observer ses propres comportements sans les juger immédiatement. Comment est-ce que je réagis quand mon enfant s'oppose ? Qu'est-ce que je ressens quand il échoue ?
Ensuite la deuxième étape, c'est d'accepter que l'image qu'on a de soi en tant que parent ne sera jamais parfaitement cohérente. On aura des jours où on se sentira pleinement à la hauteur et d'autres où on se demandera ce qu'on fait là. Cette oscillation fait partie de la réalité parentale, et elle ne dit pas la vérité sur ce qu'on est vraiment en tant que parent.
Ce qui aide à ancrer une image de soi plus stable, c'est de se concentrer sur les valeurs qu'on veut transmettre plutôt que sur les comportements qu'on juge. Un parent qui sait ce qui compte vraiment pour lui, la bienveillance, le respect, la confiance, a un fil conducteur même quand il se sent perdu. Et ce fil conducteur est souvent ce qui permet de traverser les moments difficiles sans perdre de vue qui on veut être.
Travail thérapeutique et parentalité : quand consulter aide à se retrouver
Il arrive un moment où se poser des questions ne suffit plus. Où les interrogations sur l'image de soi, sur le style parental qu'on veut incarner, sur les comportements qu'on reproduit sans l'avoir choisi, deviennent trop lourdes à porter seul. C'est souvent là que le travail thérapeutique change vraiment quelque chose.
Consulter un psychologue ou un thérapeute, ce n'est pas admettre qu'on est un mauvais parent. C'est exactement le contraire. C'est décider de prendre au sérieux ce qui se passe à l'intérieur, et de se donner les moyens d'y travailler avec quelqu'un de formé pour ça. La relation thérapeute-client offre un espace rare dans une vie de parent : un endroit où on peut tout poser, ses comportements, ses attentes envers soi-même et envers son enfant, sans craindre d'être jugé.
Ce travail aide à faire des connexions qu'on ne fait pas seul. Entre ce qu'on a vécu dans l'enfance et ce qu'on reproduit aujourd'hui. Entre certaines situations qui déclenchent des réactions disproportionnées et ce qu'elles réactivent en profondeur. Il aide aussi à reconstruire une image de soi plus cohérente, une image corporelle positive, après tout ce que la parentalité a bousculé. Pas pour effacer ce qui a changé, mais pour l'habiter autrement.
Devenir parent change qui on est et c'est aussi une chance
Devenir parent bouleverse l'image qu'on a de soi. C'est une réalité que beaucoup des mères et de pères traversent en silence, sans vraiment savoir comment en parler, ni à qui. Parce que la société célèbre la parentalité comme un accomplissement, rarement comme une transformation profonde qui peut déstabiliser jusqu'au cœur de l'identité.
Et pourtant, ce bouleversement est réel. Le corps change, les perceptions changent, la confiance en soi vacille parfois. Des comportements qu'on ne s'attendait pas à avoir font surface. Des attentes qu'on avait sur soi-même s'effondrent. Et avec tout cela, cette question tenace : est-ce que je me retrouve encore là-dedans ?
Ce qui est important de retenir, c'est que cette transformation n'est pas une perte. C'est aussi une opportunité. Celle de se connaître autrement, plus profondément. Celle de faire le lien entre son histoire et celle qu'on est en train de construire pour son enfant. Celle de choisir, consciemment, le type de parent qu'on veut être, plutôt que de le subir dans sa vie quotidienne.
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